“The trouble with a cheap specialized education
is that you never stop paying for it”
Herbert Marshall MC LUHAN (1911-1980)
Traduction libre :
« Ceux qui n’ont pas fait de hautes études
s’en ressentent toute leur vie »
Avant-propos
(Le cerveau est un grand mystère. Les scientifiques rendent ses éléments de plus en plus transparents mais ses fonctions cognitives sont loin d'être toutes connues. Cependant même un amateur peut découvrir quelques-uns de ces mystères.)
On peut considérer la latéralité comme la capacité d’utiliser de préférence la main et le pied du même côté en fonction de l’un des deux hémisphères du cerveau qui est dominant à la naissance.
En simplifiant, si l’hémisphère gauche est dominant la main droite sera la main directrice et ce sera la main gauche dans le cas contraire. On voit ainsi que le contrôle de la main et du pied est placé du côté opposé à ceux-ci.
Cette dominance est donc déterminée à la naissance mais n’est pas aussi évidente que le sexe. On constate que la main droite est plus souvent dominante et il existe de nombreux cas où la dominance de l’hémisphère droit réglant la main gauche n’est pas perçue ou utilisée pour des raisons variées telles que l’ignorance de son existence, les coutume, la culture, la religion, voire même la politique.
Il en résulte que certains individus sont inversés puisqu’ils n’utilisent pas la main dominante.
Il est certain que la présence de deux mains directrices réparties selon des proportions différentes ne simplifie pas la vie communautaire mais il n’en demeure pas moins que c’est une caractéristique importante de l’espèce humaine.
L’étude de la latéralité doit par conséquent s’efforcer de la déterminer à la naissance ou plus tard, très jeune si possible, et d’en comprendre toutes les subtilités et notamment ce qui arrive quand on développe la main non directrice à la place de l’autre.
Il est à noter à ce sujet que n’importe quel individu peut développer la seconde main à la place de la première (dite dominante ou directrice) après quelque pratique, qu’on soit gaucher ou droitier de naissance, bien que les situations soient telles que seuls les gauchers aient tendance en général à devenir inversés, à cause du plus grand nombre de droitiers de naissance qui les influencent.
Les conséquences de l’inversion ne concernent pas seulement l’habileté ou la force de la main et du pied mais vont bien au-delà, et notamment sont significatives, entre autres, sur les plans psychiques, affectifs, sexuels et comportementaux.
Les animaux, à part les primates, ne sont sans doute pas latéralisés puisque leurs membres agissent deux par deux dans la plupart des cas. C’est le cas des vaches, mais peut-être pas tout à fait des singes.
De plus, à quoi leur servirait la latéralité puisqu’ils n’ont pas envie de modifier la nature au moyen d’outils ?
L’idée que l’hémisphère dominant du cerveau détermine la main principale est apparue à la suite de travaux sur le cerveau. Le Français Paul BROCA (1824-1880) a découvert que le centre du langage se trouvait dans le cerveau (hémisphère) gauche et donc que c’était normal qu’on utilise la main droite en grande majorité. A la suite de ses expérimentations on a trouvé aussi que ce centre pouvait aussi se trouver dans l’hémisphère droit.
La situation semble confuse sinon complexe puisqu’on trouve à la fois des droitiers et des gauchers qui ont le centre du langage d’un côté ou de l’autre. On ne lie pas forcément le centre du langage au fait d’être gaucher ou droitier pour ces raisons, bien que la main soit supposée suivre le centre du langage.
D’après des études récentes l’hémisphère gauche serait dominant pour le langage chez plus de 85% des droitiers et 60-70% des gauchers et beaucoup de gauchers ont des fonctions bilatérales (droite + gauche) pour le langage. Je n’ai rien trouvé de spécial sur les polyglottes : pourquoi ne pas leur attribuer deux centres en bilatéral ? De même, pourquoi ne pas admettre que des inversés de la latéralité qui n’ont pas de problèmes de langage auraient d’origine deux centres en bilatéral qui peuvent ou non se développer selon les circonstances ? On sait que la néoténie (prématurité) de l’enfant humain est très importante pour la « finition ».
Au point de vue anatomique ou fonctionnel il apparaîtrait que l’hémisphère droit ou l’hémisphère gauche ne sont pas entièrement semblables et il est habituel de conférer à l’un et à l’autre des caractéristiques de pensée et de capacité distinctes. Est-ce vrai pour tous les individus, mâles et femelles, gauchers et droitiers ? En d’autres termes, est-ce que ces hémisphères par principe différents et d’apparence assez semblables sont logés invariablement du même côté chez tous les individus ? On peut probablement répondre : non.
L’idée simple qui lie la commande de la main droite et de la main gauche à un hémisphère distinct n’est pas admise unanimement du fait de la complexité du cerveau. On possède des moyens d’invasion non destructifs du cerveau bien plus sûrs que du temps de Broca mais plus on en sait plus on produit des théories qui ne sont pas toujours très gratifiantes ou satisfaisantes pour les gauchers et qui nourrissent la polémique.
Sont importantes dans la composition du cerveau les régions dites de Broca et de Wernicke car si elles sont affectées elles peuvent déterminer des aphasies spéciales.
Une théorie moderne (8) (9) se base sur la chimie en dosant des éléments hormonaux ou autres et notamment en partant du fait réel ou supposé que les hommes seraient plus gauchers que les femmes, ce qui met en lumière le taux de testostérone.
Il apparaît que ceux qu’on appelle gauchers chez la plupart des scientifiques sont les individus qui écrivent de la main gauche. On en trouve alors 10 à 15% selon les auteurs et il y a environ 4% de mâles en plus, par rapport aux femelles, ce qui est important si on considère cette proportion. Par contre, si on se base sur d’autres définitions, il y aurait 30 à 40% de gauchers et cette différence de 4% n’apparaît plus aussi significative.
Cette théorie dite de Geschwind-Behan-Galaburda (GBG) (8) (9) datant de 1987 déplait fortement aux gauchers car ils y sont considérés un peu comme des ratés de la « droiterie » (qui n’est pas la dextérité !).
Ce racisme est très désagréable et pourrait faire douter de la justesse des théories de certains « droitiers ».
On peut analyser cette théorie dans ses grandes lignes en considérant l’article critique et objectif de (13) Monica WATKINS, Harvard Undergraduate Neuroscience Journal, intitulé : « Création du « sinistre » : contributions biologiques à la gaucherie ».
On peut tirer ce qui suit de la théorie GBG, les parties en italique reflétant sensiblement l’opinion de l’auteur de l’article cité :
Nous vivons dans un monde dans lequel les droitiers semblent dominants. La gaucherie a été et est encore considérée comme un handicap, une mauvaise habitude ou le symbole d’un état « sinistre »(en latin, « sinister » veut dire : gaucher et sinistre). Des études récentes cherchent à relier les gauchers à des comportements socialement indésirables tels qu’une psychose ou une activité criminelle. Les implications sociales de ces stigmas sont immenses.
« Les gauchers peuvent être l’une des dernières minorités inorganisées dans notre société, sans pouvoir collectif et sans sens réel d’identité commune » (selon (5) (6) Stanley COREN (1992).
Dans le passé on s’est penché sur les conséquences physiques, mentales et sociales de la gaucherie.
Selon cette théorie GBG les savants se focalisent sur des bases biologiques.
On propose que les enfants droitiers se sont développés normalement; ils montrent des symétries à gauche dans les zones du langage. Au contraire, les enfants gauchers ont souffert de complications qui ont provoqué une dominance cérébrale anomale. En conséquence, la coordination motrice se décale vers le côté gauche du corps chez ces enfants.
Bien que dans ces hypothèses on ait mis en avant une proposition alternative assez complète, cette théorie est sujette à caution et suscite beaucoup de débats.
La théorie GBG (8) et (9) dit que la génétique a peu à faire avec la détermination de la gaucherie. Des influences extérieures à un strict programme génétique sont les plus importantes pour la détermination de la latéralité. Des études ont montré que des dommages au cerveau en développement à des étapes peuvent provoquer des changements significatifs. Il est possible qu’une variation de l’environnement chimique du fœtus puisse causer de tels changements et amener une certaine dominance cérébrale. Ces variations chimiques influent aussi sur le système immunitaire. Plus tard les effets de ces influences chimiques peuvent se manifester en tant que désordres de l’immunité et structures anormales du cerveau.
Toujours selon cette théorie, les variations chimiques et leurs effets sont importantes pour ce qui suit : la gaucherie est plus commune chez les hommes, les désordres du langage sont plus fréquents chez les hommes, la gaucherie est liée à des désordres de développement dans l’enfance et les désordres de l’immunité et d’autres maladies sont plus communs chez les gauchers. En d’autres termes la gaucherie est la ligne directive commune pour des problèmes qu’on aurait pu croire ne pas pouvoir relier.
Définition de la gaucherie d’après GBG :
Une latéralité complète ou seulement partielle (pas la jambe, pas l’œil, etc.) à gauche.
Continuation génétique incomplète et développement
Les parents gauchers ne procréent pas systématiquement des gauchers en grand nombre. De ce fait, les gens naissent droitiers (hémisphère gauche dominant) mais il y a un transfert vers l’hémisphère droit par suite de développement anormal. Les facteurs importants sont alors probablement chimiques.
Les hommes seraient droitiers pour 86% et les femmes 90%, soit 4% d’écart.
Si les gauchers sont effectivement 10 à 15% de la population seulement cet écart est important mais ne sont-ils pas plus nombreux ? (note du présent auteur).
La testostérone (hormone mâle) serait donc le facteur clé de la tendance à la gaucherie.
Lien avec les désordres de développement
On cite la dyslexie, le manque d’attention dans les études et le retard mental.
Le fameux centre du langage serait dans l’hémisphère gauche mais quelquefois dans le droit comme une sorte de « refuge » ou une pièce de rechange par suite d’un état non satisfaisant ou d’un endommagement du gauche.
Lien avec l’immunité
La théorie lie la gaucherie à des désordres immunitaires et de langage.
Beaucoup doutent de cette théorie qui se base sur la main qui écrit, la réponse à des tests et la conscience d’être ou non gaucher. Rien sur un départ basé sur l’hémisphère dominant de naissance.
Homosexualité
L’homosexualité serait liée à la testostérone (moins ou plus de testostérone).
Des études ont montré que cette théorie ne peut s’appliquer aux gauchers en ce qui concerne l’homosexualité et l’immunité, bien que la théorie ait voulu les y inclure.
La longévité
Elle serait moindre (de 10 ans ?).
Mais d’autres études montrent le contraire.
Comme la gaucherie semble aussi importante depuis toujours dans l’humanité la fragilité qu’on lui attribue n’est pas confirmée ; sinon les gauchers seraient disparus depuis longtemps.
EN CONCLUSION, la théorie GBG fondée presque uniquement sur la chimie ne semble pas apporter des vérités définitives malgré l’énorme travail effectué par ces Américains.
Cette théorie semblerait aussi admettre, en plus des gauchers ordinaires, quelques génies (Leonardo da Vinci, Charlie Chaplin, Einstein, par exemple) dans cette catégorie à problèmes, puisqu’il faut bien les expliquer par des conditions « anormales ». Aux femmes (moins scientifiques sans doute) il ne resterait plus que les géniales actrices Nicole Kidman, Julianne Moore, Angelica Jolie et Julia Roberts. Parmi les gauchers cités sur les listes anglophones on trouve Napoléon, mais sans le prouver par des références à des historiens.
D’après Antonio de Beatis qui a visité Léonard de Vinci en 1517 (et qui ignorait sa gaucherie, d’après une citation de son témoignage) celui-ci, vieux et paralysé de la main droite, utilisait la main gauche pour cette raison. Il ne manquerait plus que Léonard soit un droitier contrarié, depuis l’enfance !
Dans la littérature spécialisée un auteur français au moins, (12) Stéphane Thieffry, dit que la gaucherie n’est pas une maladie mais qu’il s’agit d’une caractéristique biologique.
D’autres auteurs, les Français (7) Charlotte Faurie et Michel Raymond pensent que d’après la théorie de l’évolution (voir Darwin) les gauchers devraient progressivement disparaître puisqu’ils sont en minorité mais qu’ils subsistent encore parce qu’ils sont meilleurs dans les luttes et maintenant dans le sport face à des droitiers à cause de l’effet de surprise. Ils sortent donc vainqueurs de ces compétitions et peuvent facilement s’entourer de femelles, ce qui leur donne beaucoup de descendants gauchers, car la gaucherie serait héréditaire.
Hélas pour la confirmation de cette thèse, la gaucherie n’est pas directement héréditaire puisque les droitiers ont paraît-il autant de chances en proportion d’engendrer des gauchers.
Des auteurs Canadiens (10) Lalumière, Blanchard et Zucker trouvent chez les gauchers une proportion importante d’homosexuels de toutes sortes. D’autres contestent : voir la critique par Whitehead (14) qui n’y croit pas.
On trouverait aussi beaucoup plus d’autistes et d’épileptiques chez les gauchers. Si les statistiques de ces auteurs sont faites sur la base de 10 à 15% de gauchers dans la population cette conclusion est normale lorsque par exemple on trouve qu’il y a 35 gauchers sur 100 autistes, ce qui fait trois fois plus que dans la population « normale » de gauchers, mais ceci est faux si on pense plus prosaïquement qu’il y a un individu sur trois (33%) ou même 40% de la population qui serait gaucher de naissance, contrairement à ces statistiques. On peut aussi supposer qu’un autiste ne peut cacher sa vraie nature (droitier ou gaucher) et donc qu’il n’y aurait pas d’inversés par ignorance de cette latéralité.
Les Européens : Français, Italiens, Allemands, Polonais basent généralement leurs études sur les recherches extensives des Américains. Les Russes ont un mot pour gaucher (levsha) mais aucun pour gaucherie. Ils ne semblent pas s’y intéresser vivement.
Les pédagogues parlent de l’écriture des enfants gauchers d’une façon plus originale et surtout plus pratique. A ce propos il est curieux que personne n’ait fait ample référence à ce qui se passe chez les peuples qui écrivent de droite à gauche (arabe) au lieu de gauche à droite, comme en Europe : on y trouverait des méthodes pour écrire vers l’intérieur (au lieu de vers l’extérieur comme dans le cas d’une écriture de gauche à droite) qui pourrait servir aux enseignants pour aider les gauchers qu’on fait écrire vers le haut, vers le bas, en biais, etc. ou en leur faisant exécuter une sorte de crochet. (Depuis la pointe bic on peut très bien écrire horizontalement sans faire de pâtés).
Il est à noter que parmi les langues 44 s’écrivent vers la droite (l’extérieur) et 20 vers la gauche (l’intérieur).
Au moins deux auteurs (4) Ting Ting Chan et Benjamin Bergen indiquent que la direction de l’écriture influe sur la reconnaissance spatiale.
Comme les théories et remarques précédentes ne sont pas entièrement confirmées, il faudrait plus simplement et plus sûrement partir d’une autre base, suspectée depuis Broca, par exemple, la dominance de l’un ou l’autre hémisphère à la naissance, mais comment la déterminer ?
En effet, les indices de gaucherie ou de droiterie relatifs à la main ou d’autres membres ont subi l’influence de l’exercice et de l’acquis, ce qui les rend peu sûrs et en tous cas il hors de question de compter les gauchers d’après le critère de main ou de pied puisqu’il y a en pratique plusieurs sortes de gauchers : les complets, les contrariés, les inversés et les ignorés. Ceci en augmente beaucoup le nombre, si on part de 10 à 15%.
Pourquoi ne pas essayer de considérer la dominance d’un hémisphère comme de nature électrique, magnétique ou autre, non chimique ou anatomique, de type vraisemblablement vérifiable ultérieurement bien que non perceptible à présent ? Elle ferait partie du patrimoine de l’humanité ; elle est donc génétique mais pas directement héréditaire.
Le présent essai se fonde sur des observations et des expériences menant tout à fait par hasard à une idée de polarisation, soit positive soit négative de chacun des deux hémisphères, qu’ils soient de droite ou de gauche, et semblables ou différents par ailleurs, cette situation étant liée au sexe respectif.
L’idée en question n’est apparue et ne s’est développée chez l’auteur de cet ouvrage que parce qu’il était persuadé que les spécialistes avaient sans aucun doute prouvé que la dominance d’un hémisphère déterminait la latéralité. Il fallait donc rechercher cette dominance, supposée présente à la naissance, dans le cerveau, sans s’intéresser à la main. Autrement, il aurait fait comme tout le monde, à savoir, compter les gauchers et les étudier de l’extérieur, en vérifiant quelle main était dominante.
Il semble cependant que ce postulat de dominance ne soit pas actuellement admis par tous (voir GBG et le transfert des fonctions d’un hémisphère à l’autre, souvent à cause d’une déficience de l’hémisphère gauche !).
Il n’est pas aisé d’admettre, comme il est proposé ici, qu’on puisse percevoir, grâce à un simple test décrit plus avant, cette polarisation. De ce fait, certains chercheront peut-être à authentifier d’une autre façon, très scientifique, la véracité de son existence. En effet, si l’hémisphère dominant détermine la main directrice des recherches plus poussées sur le cerveau permettront ultérieurement de trouver cette dominance, probablement à l’aide d’un appareil sophistiqué.
Par ailleurs, un autre test résultant de l’écoute de la voix qui, elle, est enregistrable, donc analysable à loisir, a été trouvé par l’auteur ; il est accessible à tous ceux qui ont une bonne oreille et permet la détection des gauchers ( = dominance, à la naissance, d’un hémisphère) qui sont en âge de parler et qui sont devenus inversés par la suite à cause des circonstances.
Ces hypothèses, découvertes ou théories, à conséquences inattendues et complexes, ne prétendent pas résulter d’une science infuse mais méritent d’être écoutées, étudiées attentivement sans préjugés, creusées, contredites, affaiblies ou confirmées.
Au départ, le but poursuivi était de faire un court récit biographique sur une situation particulière et de décrire quelques idées et avancées originales dans le seul but d’être utile à des personnes se trouvant dans des cas similaires.
On mentionne en tant que de besoin ce qui a été fait et trouvé en parallèle par les scientifiques à l’occasion de la description des hypothèses exposées.
Dans les brevets d’invention on décrit l’art antérieur pour montrer ce qui est nouveau et profiter pendant vingt ans de royalties basées sur l’exploitation et le commerce de l’invention.
Le scientifique, lui, est très diplômé et compétent, ce qui n’est pas contradictoire, et se montre neutre et expérimentateur. Il rédige des quantités d’articles et de livres pour informer ou poser des problèmes à ses égaux, dans un milieu limité. Le sérieux règne.
Ou alors il fait un ouvrage de vulgarisation, dans lequel il bannit les mots tirés du grec et du latin, pour s’adresser au lecteur non spécialisé. L’auteur de ce genre d’ouvrage est bien placé dans la hiérarchie scientifique mais comprend quelque fois la nécessité de se pencher vers les non spécialistes, pour des motifs pédagogiques.
Les savants doivent être cités abondamment parce que, à part de problématiques droits d’auteur pour leurs ouvrages ardus et laborieux, purement scientifiques, ils ne peuvent espérer d’autres récompenses significatives que l’estime de leurs pairs et des milieux universitaires spécialisés répartis dans tous les pays du monde.
En effet, il ne s’agit pas de brevets d’invention donnant droit à des royalties.
On peut apprécier sous ce rapport qu’une véritable invention industrielle ne survient que tous les vingt ans ; les autres sont de simples améliorations.
